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Simulateur de pompe à chaleur

Dimensionnez précisément votre pompe à chaleur selon le calcul de déperdition thermique

Chaque logement est unique. Une pompe à chaleur mal dimensionnée, c’est soit un confort insuffisant en hiver, soit une surconsommation électrique inutile. Notre simulateur professionnel, conçu par des installateurs pour des installateurs, vous permet d’obtenir en quelques minutes une préconisation fiable, basée sur les normes en vigueur et les données réelles de votre bien.

Comment fonctionne notre outil ? Il suffit de renseigner 6 paramètres essentiels, ceux que nous demandons systématiquement lors d’un premier rendez-vous :

Répondez à 6 questions simples pour trouver la pompe à chaleur adaptée à votre logement

Étape 1 sur 6 17% complété

Quelle est la surface de votre logement ?

Surface habitable totale à chauffer

100 m²
30 300

Volume a chauffer en m3


La pompe à chaleur ne doit pas chauffer seulement la surface au sol, mais tout le volume d’air à réchauffer dans votre maison. Plus le volume est grand, plus il y a d’air à porter à la température souhaitée (19-21 °C), et plus les déperditions thermiques (pertes de chaleur par les murs, toiture, fenêtres, renouvellement d’air) augmentent. Une erreur ici, c’est soit une PAC trop petite qui ne suit pas en hiver, soit une surdimensionnée qui cyclera constamment, usera prématurément le compresseur et consommera plus d’électricité inutilement.

Le volume est le produit de la superficie habitable par la hauteur sous plafond pour calculer le volume réel du bâtiment (m³), base de tout dimensionnement.

Niveau d'isolation


c’est sans doute le critère qui impacte le plus le calcul de la puissance de votre pompe à chaleur. En tant qu’artisan installateur en Ille-et-Vilaine (Rennes, Vitré, Fougères, La Guerche-de-Bretagne et alentours), nous voyons tous les jours que l’isolation fait la différence entre une PAC qui tourne parfaitement et une installation qui consomme trop ou qui ne chauffe pas assez aux pics de froid.

Pourquoi ce paramètre est-il indispensable ? Parce que l’isolation détermine directement vos déperditions thermiques (les calories qui s’échappent par les murs, toiture, fenêtres, sols…). Plus votre maison perd de chaleur, plus la PAC doit être puissante pour compenser. Notre simulateur utilise votre période de construction et le niveau réglementaire correspondant pour estimer un coefficient de déperditions réaliste (basé sur les normes RT et les guides ADEME/COSTIC) – c’est la base du calcul G × V × ΔT.

Voici les niveaux que nous proposons dans le simulateur, avec leur réalité en Bretagne (climat tempéré H2) :

  • RE 2020 (constructions neuves depuis 2022) : Très haute performance, déperditions très faibles (environ 30-50 W/m² en pic). Besoin thermique souvent 3-6 kW pour une maison de 100-150 m². La PAC est compacte, économique, et excelle en SCOP (souvent >4).
  • RT 2012 (2013-2021) : Bâtiment basse consommation (BBC), limite à 50 kWh/m².an. Déperditions modérées (40-70 W/m²). Puissance typique 5-9 kW. Excellente rentabilité pour une PAC air-eau.
  • RT 2005 (2006-2012) : Consommation max 90-150 kWh/m².an selon labels. Isolation correcte mais pas exceptionnelle (déperditions 80-120 W/m²). Puissance souvent 8-12 kW pour 100 m².
  • RT 2000 (2001-2005) : Amélioration de 15-20 % vs précédentes, mais encore des ponts thermiques. Déperditions autour de 100-150 W/m². PAC de 10-15 kW courante.
  • Construction 1997-2000 : Souvent RT 2000 ou juste avant, isolation moyenne (laine de verre fine, double vitrage basique). Déperditions 120-180 W/m².
  • Construction 1983-1989 (post-RT 1982/1988) : Isolation légère (murs creux partiellement isolés, simple/double vitrage ancien). Déperditions élevées 150-200 W/m².
  • Construction 1974-1982 (post-première RT 1974) : Isolation minimale (murs non isolés ou très faiblement). Déperditions 180-250 W/m² ou plus.
  • Maisons anciennes non isolées (avant 1974, typique Bretagne avant RT) : Pas d’isolation ou très faible. Déperditions extrêmes (jusqu’à 250-300 W/m²). Puissance PAC souvent 15-25 kW pour 100-150 m² – mais attention : même là, une PAC bien dimensionnée avec émetteurs adaptés (radiateurs basse température ou plancher chauffant) performe bien selon les études ADEME 2025.

L’ADEME le confirme : une PAC performe même en logement peu isolé si les émetteurs sont adaptés et une bonne régulation. Mais isoler d’abord reste le meilleur : moins de puissance installée, meilleures économies long terme, et aides MaPrimeRénov’ plus élevées.

Zone climatique


La France est divisée en trois zones climatiques officielles (définies par Météo-France, utilisées pour la RE 2020, RT 2012, DPE, MaPrimeRénov’ et les primes CEE) :

Zone climatique : H1, H2 ou H3 – Adaptez votre pompe à chaleur à votre région réelle


Zone H1 (climat froid)

hivers rigoureux, températures de base jusqu’à –15 °C (ex. Strasbourg, Lille, Nancy, Metz, Reims, Dijon, Lyon, Grenoble, Chambéry, Mulhouse, Besançon, Troyes, Amiens, Rouen, Caen, Le Mans, Orléans). C’est la zone la plus étendue, couvrant le Nord-Est, l’Île-de-France, les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Auvergne-Rhône-Alpes (partie nord et montagneuse). Besoin de puissance élevée pour la pompe à chaleur en zone froide.


Zone H2 (climat tempéré)

hivers modérés, températures de base autour de –7 °C à –10 °C (ex. Paris, Bordeaux, Nantes, Rennes, Tours, Poitiers, Limoges, Clermont-Ferrand, La Rochelle, Angers, Le Havre, Brest, Quimper, Niort, Pau, Toulouse – hors littoral méditerranéen). Zone océanique à l’Ouest et Sud-Ouest, idéale pour une PAC air-eau bien dimensionnée.

Parfait pour l’Ille-et-Vilaine et notre zone d’intervention

Votre pompe à chaleur doit être dimensionnée en fonction de votre zone climatique réelle. En Ille-et-Vilaine (35), tout le département se trouve en zone H2 (climat tempéré océanique) selon les normes RE 2020, RT 2012, DPE et MaPrimeRénov’. Hivers modérés (température de base autour de –7 °C à –10 °C), étés frais : c’est idéal pour une PAC air-eau ou air-air performante, avec un excellent COP/SCOP saisonnier et des économies importantes face au fioul ou gaz.

Villes et communes où nous intervenons prioritairement en Ille-et-Vilaine  :

  • Rennes et agglomération (Cesson-Sévigné, Saint-Grégoire, Bruz, Chartres-de-Bretagne, Pacé, Betton…)
  • Vitré et secteur est (Châteaubourg, Argentré-du-Plessis, La Guerche-de-Bretagne, Argentré, Louvigné-de-Bais…)
  • Fougères et nord-est (Bazouges-la-Pérouse, Saint-Aubin-du-Cormier, Louvigné-du-Désert…)
  • La Guerche-de-Bretagne et sud (Moussé, Domalain, Martigné-Ferchaud…)
  • Autres secteurs : Liffré, Châteaugiron, Janzé, Combourg, Bain-de-Bretagne…


Zone H3 (climat chaud / doux)

hivers très doux, températures de base –3 °C à +2 °C (ex. Marseille, Nice, Toulon, Montpellier, Perpignan, Nîmes, Avignon, Aix-en-Provence, Cannes, Antibes, Bastia, Ajaccio). Sud-Est méditerranéen et Corse, où la PAC peut être plus compacte, avec un fort accent sur le rafraîchissement réversible.

Température intérieure souhaitée


Nous vous conseillons trois température courantes : 19 °C, 20 °C ou 21 °C. Pourquoi ces choix ? Et surtout, pourquoi ce réglage change tout dans le dimensionnement de votre pompe à chaleur 

D’abord, rappelons la base réglementaire et technique. En France, le code de l’énergie (article R.241-26) fixe une limite supérieure moyenne de 19 °C pour le chauffage dans les locaux d’habitation, bureaux, établissements recevant du public. C’est une consigne historique pour limiter les consommations énergétiques, et l’ADEME la recommande toujours comme référence pour un bon équilibre confort / sobriété. Avec un bon thermostat et une isolation correcte, 19 °C offre un confort acceptable pour la plupart des gens – et chaque degré en plus représente environ 7 % de consommation supplémentaire sur votre facture. 

C’est pour ça que nous vous laissons choisir librement :

19° : 

Le choix sobre et économique – idéal si vous voulez maximiser les économies et respecter strictement les recommandations officielles. Parfait pour une maison bien isolée où le ressenti est déjà bon grâce à une paroi chaude et peu d’infiltrations. 

20° : 

Le nouveau standard confortable pour beaucoup de foyers en 2026. C’est +1 °C par rapport à la norme, mais avec des déperditions maîtrisées en RE 2020 ou RT 2012, l’impact sur la facture reste limité (environ +7 %), et vous gagnez nettement en sensation de bien-être.

21° : 

Pour ceux qui aiment vraiment chaud, ou qui ont des personnes sensibles au froid (enfants, seniors). Attention : cela augmente sensiblement la puissance requise de la PAC et la consommation – on le déconseille souvent sauf contrainte médicale ou préférence forte.


Et pourquoi on parle de ΔT réaliste ? ΔT, c’est l’écart entre la température extérieure de base (–7 °C à –15 °C selon votre zone H1/H2/H3) et votre consigne intérieure. Choisissez la température qui correspond à votre mode de vie et à votre sensibilité au froid. 

Notre simulateur applique donc le ΔT calculé et adapté à votre isolation réelle : on ne gonfle pas artificiellement la puissance pour vous proposer la plus grosse machine. On calcule juste ce qu’il faut pour que votre PAC couvre 100 % des besoins à la température que vous avez choisie – sans gaspillage ni inconfort. Nous ajustons tout le reste en conséquence pour vous proposer une PAC parfaitement calibrée : ni trop grosse (surcoût + conso inutile), ni trop petite (appoint électrique intempestif en hiver).

Une fois ce choix fait, lancez la simulation – et si vous hésitez entre 19 et 20 °C, contactez-nous : on vous explique concrètement l’impact sur votre facture et sur le modèle recommandé.

Chauffage seul ou avec production d'eau chaude sanitaire


 Chauffage seul

La pompe à chaleur ne produit que du chauffage (radiateurs, plancher chauffant ou air soufflé). Votre production d’eau chaude sanitaire reste indépendante (ballon électrique existant, chauffe-eau thermodynamique séparé, etc.).  Solutions typiques : PAC air-eau simple service (pour circuit hydraulique) ou PAC air-air (réversible, sans eau). 

 Avantages : Installation plus simple et souvent moins chère, pas de ballon à intégrer. Inconvénients : Pas d’économies sur l’ECS (qui reste souvent électrique et énergivore).

Chauffage + eau chaude sanitaire (ECS) :

La pompe à chaleur produit à la fois le chauffage et l’eau chaude pour la maison (douches, vaisselle, etc.). Elle intègre ou est reliée à un ballon ECS. Solution typique : PAC air-eau double service (ou Duo). 

 Avantages : Tout-en-un, économies importantes sur les deux postes (jusqu’à -60 % global contre fioul/gaz + ballon électrique), aides MaPrimeRénov’/CEE plus élevées. Inconvénients : Installation un peu plus complexe (ballon + raccordements ECS), coût initial plus élevé.